CUEILLEURS·EUSES

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Nous empruntons ici partiellement aux codes de l’écriture inclusive pour rendre visible la présence des femmes dans le monde des cueillettes commerciales.

À partir des années 1980, les cueillettes commerciales changent de visage. Les agriculteurs-éleveurs qui en tiraient un revenu d’appoint passent la main à de nouveaux venus. En quelques décennies, la pratique tend à se professionnaliser.
Cueillir autour de chez soi et transformer en tisanes, en baumes, en sirops vendus directement sur les marchés, cueillir sur l’ensemble du territoire national pour fournir laboratoires et industries, cueillir en tant que main d’oeuvre pour un collecteur ou un grossiste : il existe une multiplicité de façons d’être cueilleur.euses.
On estime à plus de 1000 le nombre de cueilleurs professionnels en bio intervenant en France métropolitaine.

Cueilleur·euse

Crédit : Marion Lavabre

Cueilleur·euse

Crédit : Marion Lavabre

Cueilleur·euse

Crédit : Raphaëlle Garreta

Cueilleur·euse

Crédit : Raphaëlle Garreta

« L’œil du cueilleur rend les paysages intéressants, vivants. » Un cueilleur en coopérative
« Quand tu es avec la plante, tu sens comment elle est, à quoi elle va servir. » Une cueilleuse artisanale
« Je sais que dans ce métier, c’est comme quelqu’un qui va faire de la course de fond, au bout d’un moment t’es obligé de dépasser tes limites… et c’est en dépassant tes limites que tu acquiers un physique et un mental.[...] On marche beaucoup, on marche beaucoup. Hier on a cueilli de 8 h à 19h. En plus y’a pas de confort et ça il faut le voir, 8 mois de l’année. Faut avoir une résistance physique et mentale, c’est pas une question de force et ça j’en suis persuadé. » Un cueilleur pour l’industrie
« Mon père était paysan, j’ai toujours travaillé la terre, j’ai toujours connu la terre [...] A 10 ans je travaillais comme un homme, à 13 ans comme 3 hommes. » Un arracheur de gentiane indépendant.
« Le reste de l’année je suis bûcheron, là c’est dur et dangereux. La gentiane c’est dur mais pas dangereux.» Un ouvrier saisonnier dans la gentiane.
« Chercher un site à cueillir c’est la chasse au trésor ! On ne sait jamais quand on va trouver, comment on va trouver, et puis quand on trouve c’est une satisfaction comme… c’est un peu une quête. Au début on l’a fait vraiment par passion ; on n’avait pas forcément compris que ça allait nous amener une sécurité sur nos approvisionnements de plantes.[...] ça a porté ses fruits puisque maintenant on gagne notre vie avec la cueillette.» Un cueilleur en coopérative
«Je cueille les narcisses depuis que j’ai 10 ans et depuis il y en a toujours. [...] Je cueille sur des parcelles qui ne m’appartiennent pas et je donne une petite compensation aux propriétaires. Tous les soirs, le collecteur passe et paye en liquide. Après, il emporte les fleurs chez le transformateur.» Un agriculteur-cueilleur pour un collecteur
« Il y a des trucs que j’aime bien faire, c'est les trucs qui vont être un petit peu bourrin… où il faut forcer… L’aubépine, par exemple, ou le frêne. L’aubépine on la fait à la tronçonneuse … » Un cueilleur pour l’industrie
« C’est ceux qui cueillent depuis longtemps qui t’apprennent le plus vite. La formation ça ne fait pas tout. Ça t’apprend les bases mais le mieux c’est de rencontrer les gens qui cueillent depuis longtemps. C’est là où tu comprends. […] Moi je suis vraiment dans le truc de voir ceux qui ont de l’expérience. C’est vraiment là que tu apprends le mieux. » Un cueilleur pour l’industrie
« Ail des ours : “Nous avons le privilège de vivre de la plante. Nous avons beaucoup de devoirs vis-à-vis d’elles. Nous devons leur donner le plus de sincérité possible. On ne peut plus se satisfaire de se payer de mots.»
« La cueillette elle commence avant d’arriver sur le site avec tout ce qu’il y a à préparer. Elle continue au retour avec le tri et mettre au séchoir ou transformer. Et puis y’a tout l’aspect vente, se faire connaître, faire les marchés, le magasin de producteur. C’est du 7 jours sur 7. »
Cueilleur·euse

Crédit : Raphaëlle Garreta

Cueilleur·euse

Crédit : Raphaëlle Garreta

Cueilleur·euse

Crédit : Raphaëlle Garreta

Cueilleur·euse

Crédit : Raphaëlle Garreta

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